Dans le courant du XIXème siècle, l'avènement de l'industrie, les suites de la Révolution française, la promulgation du Code Napoléon et la propagation des idées des "Philosophes du XVIIIème" ont largement contribué à l'évolution de la société française. Majoritairement rurale, chrétienne et patriarcale, notre société est peu à peu devenue urbaine, industrielle, laïque et individualiste.
Cette mutation a entraîné, à la fois, la migration d'une partie de la population rurale vers les villes, afin d'apporter des bras aux manufactures naissantes, et la déstabilisation de ces familles transplantées. Coupées de leurs racines et de leurs aïeux, les familles ont tenté de reproduire, dans des conditions radicalement différentes, les schémas qui avaient autrefois été les leurs : les enfants naissaient nombreux et, dès qu'ils étaient en âge de se tenir debout, ils partaient à l'usine ou descendaient à la mine, mais quoi de semblable entre ces travaux de force et le fait d'accompagner les bêtes aux champs ?
C'est dans ce contexte que sont apparues les premières associations familiales, pour essayer de créer des comportements de solidarité entre les familles et tenter de jouer le rôle d'interface entre les craintes, les souhaits exprimés et les difficultés vécues par les familles et les exigences des décideurs.

Confessionnelles au départ, pour leur grande majorité, ces associations se sont retrouvées sur l'essentiel de leur action et notre fédération est née du rassemblement de plusieurs d'entre elles : les Association Générales des Familles de l'Abbé VIOLLET, celles de la Ligue des Familles Nombreuses du Capitaine MAIRE, certaines Associations proches du Moulin Vert, etc...
Aujourd'hui, CAP FAMILLES ne roule pour aucun parti, pour aucun syndicat, aucune chapelle, elle rassemble des hommes et des femmes qui souhaitent vivre leur projet familial en toute responsabilité, libres de leur choix quant au nombre de leurs enfants ou quant à leur mode d'éducation.
Notre fédération n'a d'autre but que d'essayer de réunir les conditions les plus favorables pour rendre ces choix possibles, en mettant en oeuvre toutes les actions susceptibles de renforcer les parents dans leur rôle essentiel de premiers éducateurs de leurs enfants et en défendant, auprès des pouvoirs publics, le besoin de reconnaissance des familles.
Chacun de nos services n'a de raison d'être que dans la mesure où il est un pont entre des individus, des familles, des communautés ou des générations.